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sortie de club du 27 juillet

Sdc15109

Deux horaires de départs ce matin: 7h30 pour le groupe qui se rend à Bomy et 8h pour le groupe qui fait une sortie club.

Pour ma reprise après deux mois d'absence,je choisi la deuxième option.

Il fait beau ce matin,pas trop de vent mais il fait lourd:25° en fin de sortie.

Nous sommes à cinq: Didier,Christian,Arnaud,Raoul,(l'instigateur de cette sortie) et moi.

Nous nous dirigeons vers les collines de l'Artois:Ruitz,Maisnil les Ruitz,Rebreuve,Houdain,La Conté,Penin,Averdoingt,Lignereuil où nous faisons une petite pause puis retour par Tincques,Aumerval,Cambligneul,Servins,Bouvigny,Hersin,Barlin et Houchin.

Bonne entente au sein du groupe assez homogène,quant à moi,je n'ai pas trop perdu mon coup de pédale,

satisfait de cette sortie sympa, une moyenne de 29km/h environ pour 87km.

Bon dimanche à tous et bonne récupération.

Philippe

ARDECHOISE la vidéo

et félicitations à Alban  1826ème et Matthieu  6702ème"finishers" de l'étape du tour dans des conditions apocalyptiques

  ( matthieu en bas à droite avec le maillot de l'ardéchoise à l'étape du tour c'est malin)

Edt finishers

brevet de Lillers

Direction Merville ce matin aprés un lever matinal et sous un ciel gris .Aprés l'orage de cette nuit nous espérons passer à travers les gouttes (la suite montrera que non Déçu) En l'absence de "chduss" c'est pierre yves qui mène la troupe.wp-000477.jpg  Les routes portent encore les traces de la veille.Au bout de quelques km nous voyons un cyclo gisant par terre ,victime d'une branche  tombée d'un arbre suite à l'orage.Nous apprendrons à l'arrivée qu'il s'est fait plusieurs fractures Déçu! C'est ensuite la première côte rombly  où je me permet une fois n'est pas coutume  de mener le train avant de me faire dépasser au sommet par eric puis jackie.La 2ème côte à estrée blanche permet d'effectuer une sélection naturelle.Il ya là Greg,guillaume bien sur les 2 philippes,eric,christian ,richard,les fréres pétard, jean francois Jean francois gif3,etc..mais aussi pierre yves.  Peu avant le ravito ,je crève ! Crevaison5  La première de l'année!

Greg etape-du-tour-004.jpg sympa m'aide à réparer .Le groupe 2 avec nathalie,arnaud,raoul,raymond etc..nous ratrappe.Je me ravitaille en vitesse mais je repars 100métres aprés le groupe élite  qui  apparemment pressé et impitoyable pour les retardataires n'a pas l'intention d'attendre.L 'écart inexorablement s'accroit.C'est parti pour une trentaine de km contre la montreGif velo 1  du coté de Bomy,Febvin palfart ,etcc..Le ciel s'assombrit de plus en plus.Il commence à pleuvoir.Du coté d'amettes un peu dépité par les circonstances de course je coupe directement vers lillers ,je retrouve greg au croisement dans la descente d'Hurionville alors que le déluge s'abat  Je retrouve ensuite eric qui revient sur moi et nous rentron tous les 2 directement à la salle .Arriverons ensuite Michael,eric un copain d'athlé qui s'est mis au vélo (ici sur la photo)

Img 20140720 104533Img 20140720 104402

puis nathalie .Nous attendons ensuite une accalmie pour rentrer à Bruay pour une sortie au total de 87km à 28.5km de moyenne.

Bon dimanche jean michel

Défi des fondus de l'ubaye par Robert

DFU 2014 ...
Bien chers amis,
Ma foi, c’en est fait de moi ; ma réputation de bavard du forum, bavard disposant du temps nécessaire grâce à l’oisiveté relative que confère l’état de retraité, m’oblige au devoir d’écriture . DFU 2014, pour moi, un grand cru ! Nous en avons longuement parlé, il est terminé. Je suis rentré, j’ai retrouvé mes pénates et ce qui a été débarqué de ma voiture s’étale partout, dans un désordre que je m’autorise à qualifier de joyeux pour donner le change. Peut-on qualifier de joyeux ce qui marque la fin d’un moment heureux ? Mon «carton» d’inscription traîne sur mon bureau, souvenir sans importance, carton où figure mes coordonnées et le numéro de mon dossard : 556. C’est une nouveauté qui aurait pu me donner l’illusion d’être un «coureur», alors que je ne puis plus qu’être un modeste bipède pédalant !
Je vous dois, mes amis, un avertissement de précaution : Je risque d’être un peu long, voire lassant, et mon récit ne sera que le reflet personnel d’un petit événement, de plus, vu à travers ma lorgnette que, bien involontairement, je tiens à l’envers ; je veux dire que chacun aura sa version personnelle de cette journée et que la mienne n’a qu’une valeur toute relative.
Mais revenons à notre mouton : Le DFU. Je viens de passer une nuit agitée par une inquiétude injustifiée ; la seule Bonnette que j’ai mise à mon programme n’est finalement que la énième, mais je suis ainsi fait et je n’y puis rien, dominé par mes émotions. La Bonnette, je la connais par coeur. Cependant, cette année, j’ai prévu une montée en tandem, je veux dire à deux, avec mon ami Tad, bien connu ainsi que le fameux loup blanc. J’ai décidé de partir de Barcelonnette pour être un participant officiel au DFU alors que mon pote part de La Condamine son lieu de résidence provisoire pour un séjour de vacances chez des amis.
Le jour se lève dans la fraîcheur matinale avec du soleil qui promet une belle journée; avec l’aide de nos téléphones portables, nous nous retrouvons à Jausiers, pied de la route mythique que nous allons affronter de concert. Tad si élancé sur son blanc destrier et moi, plus court et trapu sur une monture minuscule comparée à la monture de mon pote, a fait naître cette image : Nous ressemblons fort aux héros de Cervantès à l’assaut de moulins à vent : Tad dans le rôle de Don Quichotte de la Mancha et moi-même dans celui de Sancho Pansa Don quijote de la mancha . Alors que la route commence à s’élever, à la sortie de Jausiers, cette évocation romanesque me donne une envie intérieure de sourire. Et nous voilà tous deux pédalant aussi héroïquement que les deux personnages romanesques évoqués plus haut !
Ma modestie naturelle dut-elle en souffrir, je vous dois la vérité : A l’instar de nos amis Denis, Philippe, Jean-Michel et Nathalie partis aux aurores, nous sommes doublés (enrhumés devrions-on dire - pour utiliser un vocabulaire cycliste ) par des cohortes vaillantes de cyclos partis à l’assaut de flopées de cols ; ils ont déjà des dizaines de bornes dans les pattes, assorties de centaines de mètres de dénivelées cumulées et ils nous saluent avec bienveillance pour n’être bientôt plus que petits points éparpillés sur la route qui s’élève, qui s’élève, qui s’élève ... Parmi ces vaillants coursiers, l’un d’eux me reconnaît : C’est Laurent (dit Laulesp) sur notre forum, qui me reconnaît à mon maillot «cyberpotes». Il entame une petite conversation avec moi avant de repartir à son allure, qui n’est pas la mienne : Il est partant pour ses sept cols, ce que je mets au rang des exploits sportifs.
Mon récit ne sera fait que de petites touches, comme un tableau de peintre pointilliste (je pense à Seurat) ... Tad et moi usons la pente, à petits coups ; une photo par-ci, un arrêt par là, arrêts souvent justifiés par des petits riens qui ne sont que prétextes à reprendre un peu de vigueur. Vous dirais-je la grandeur des sites qui changent à chaque lacet, les alpages verdoyants et fleuris qui bientôt font place à cet univers de rocs enneigés caractéristiques de la haute montagne et qui apparaissent après la «halte 2000» et le fameux lac de la Bonette ? ... C’est aussi pour eux que nous consentons ces efforts. Parfois, une marmotte sentinelle siffle son avertissement à ses congénères : Ces petits rongeurs ne sauraient pourtant confondre le Sancho Pansa poussif que je suis avec l’aigle qui projette son ombre inquiétante sur les prairies fleuries ! De temps à autre, nous faisons un bout de route avec un cyclo ou une cyclote dont la seule ambition est d’arriver au sommet du col. Mes jambes se font lourdes et je sens poindre un début de crampe qui m’incite à la prudence ... un moment de pédalage talons bas, sur les conseils de Tad, gomme un peu ce petit souci, alors que nous approchons du but. Le but, c’est la terrible rampe finale. Après que Tad ait chaussé ses «croques» qui permettent la marche, nous terminons notre ascension «à pied» sur les trois cents derniers mètres.
Au sommet, un vent glacial nous saisit dans une foule disparate d’automobilistes et de motards ... et de cyclistes. Pour une photo finale, Tad fait déplacer un énorme motard obèse qui trônait devant la stèle sommitale, lui faisant observer justement qu’il n’y a aucun mérite à se hisser là avec un engin mécanique !Bonette2
Bientôt arrivent Denis, Phiphi, Jean-Michel et Nathalie heureux comme Ulysse qui fit un beau voyage ... Une longue descente que nous faisons emmitouflés et heureux ! ...
Et puis il y a le lendemain qui chante : cette salle des fête magistralement animée par la dynamique présidente et organisatrice du DFU qu’elle a su si bien dynamiser avec son équipe. Merci à eux. Je suis là, et je me baigne avec délice dans cette assemblée d’amis qui donne tout son sens à ce beau mot de CONFRERIE, un mot de cette famille de mots construits autour du mot FRERE. et ce repas du lendemain, organisé par Tad à La Condamine, un couronnement pour un bien beau WE de la fin juin.
Et vive le DFU 2015 !
Robert le vieux à défaut d’être le preux !

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Brevet de Merville

Retour aux brevets  aprés une parenthèse Ardéchoise  +DFU  en ce 14 juillet.Nous avons le plaisir d'accueillir notre "cyberpote" phiphi  Img 20140714 112640 avant notre périple commun en italie (avec également entre autre Robert "cyberpote" entrevu au DFU ).Nous retrouvons avec plaisir le peloton Houchinois.Img 20140714 090603 

Le groupe se met en route pour le 60km pour la plupart (nous avons déja 25km dans les pattes  avant d'arriver à merville) .Aprés une bonne dizaine de km,c est déja la bifurcation entre le 30 et le60km.Le colonel,pierre yves ,arnaud ,les frères pétard etc.. prennent la direction du30.Les gros bras  évidemment prennent la direction du 60.Tout de suite l'allure s'accélere.Phiphi est un peu surpris du rythme endiablé  Nous approchons ensuite de Boeschepe et de son moulin    .     .

Eric en verve nous fait une imitation de plutôt réussie.C'est ensuite la montée du mont des cats où s'effectue un premier écrémage.Je suis content d'être encore dans le coup aprés une semaine en montagne.Cest ensuite la montée du mont noir. Michael et Guillaume s'échappent,j'effectue l'ascencion avec ou plutôt derrière Richard (en tenue marseillaise) et Philippe U.Jackie et éric sont devant.Emportés par notre élan  nous sortons du fléchage que nous récupérons aprés Bailleul.Nous revenons ensuite péniblement sur Michael toujours échappé .Retour ensuite sur Merville vent dans le nez , je reste sagement dans les roues jusque l'arrivée à la salle et le traditionel sandwich au paté.

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Img 20140714 110537A noter que Greg qui était parti sur le 80 ou 100km n'a pas fait le voyage pour rien puisqu'il a gagné un VTT à la loterie!

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Au total 105km à 28.5 de moyenne bon lundi jean michel

Le touquet lille

Philippe et éric sont insatiables,dans la foulée de l'ardéchoise  ils ont participé dimanche dernier à la randonnée le touquet lille   170km par les Mont cassel et mont Noir environ 600 participants malgré une météo défavorable Dsc 0055    Philippe nous livre ses impressions "à chaud"  malgré le temps:

Une cyclo superbe, bien organisée,quelques belles bosses sur 170 bornes
les dernières piquent un peu les jambes.
29 kmh de moyenne sous une pluie quasi sur tout le parcours.
L'arrivée au village B'twin        était super avec la possibilité de prendre la douche et de se restaurer.
On à même fait un petit tour dans le magasin.

voir aussi le reportage d'andré Tignon

http://www.echoduvelo.com/Final-de-l-etape-cyclo-du-Tour-Le.html

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Ardéchoise ..par Matthieu

Ardéchoise – Parcours La Volcanique

7 h 00. Il fait déjà trop chaud en cette heure matinale dans le sas n°1. En compagnie de Jean-Michel et Nathalie, j’attends patiemment le départ de cette 23ème Ardéchoise.Img 20140621 070324 L’attente permet la réflexion, réflexion qui me plonge dans l’inquiétude : le parcours de la Volcanique me paraît indigeste avant la 1ère bouchée. Dans le sas n°1, je m’élancerai avec la 1ère partie des coureurs et je vais donc avoir le loisir de me faire dépasser tout au long de la journée. A défaut d’être tête de série, j’ai rempli mon bulletin d’inscription plusieurs mois avant la cyclosportive. 

Trente-huit minutes et trente-sept secondes plus, les premiers coups de pédale sont donnés dans le village de Saint-Félicien. Malgré l’heure matinale, le public a répondu présent pour soutenir les coureurs. Après une parade dans les rues du village bondé, les deux premiers kilomètres sont rafraîchissants : une descente de faible déclivité nous conduit paresseusement vers l’ascension du col du Buisson.

Avec Nathalie et Jean-Michel, nous attaquons le col du Buisson (920m) avec envie. Et les premiers kilomètres, avec des pourcentages raisonnables, nous permettent de nous chauffer les jambes, tout en profitant des paysages et de la fraîcheur matinale. Très vite, la circulation s’organise dans le col du Buisson : à droite, les VIP peu entraînés qui se sont élancés avec 10 minutes d’avance, à gauche, les coureurs affûtés qui ne sont pas venus pour beurrer les sandwichs. Pour ma part, j’opte pour la file du milieu étant donné le programme chargé de la journée, bien calé dans la roue du Parrain comme le pratiquait si bien Greg Lemond en son temps. Nous dépassons dans la montée du Col du Buisson Robert Marchand, entouré de ses coéquipiers. Dans la localité de Pailharès, la pente se fait plus sévère et nous donne l’occasion de faire quelques mètres en danseuse. Maintenant une allure soutenue, le col est avalé à 18 km/h de moyenne. Dans la descente, nous récupérons Nathalie qui avait pris quelques hectomètres d’avance. La descente est négociée avec prudence jusqu’à Lamastre. 

Les descentes sont assez techniques et sinueuses en Ardèche, et les revêtements sont disparates, garnis de graviers sur certaines portions. Le nombre de participants ne facilite pas la tache. Parfois,  nous croiserons des coureurs mal en point au cours de la journée et seront de sérieuses invitations à la prudence.

La traversée de Lamastre permet de jauger l’engouement de l’Ardéchoise dans la région. Musique et fanfare, décorations diverses en l’honneur de cette 23ème édition, encouragements, ravitaillements , tout y est ! Lors de l’ascension du col des Nonières, culminant à 671 mètres, le premier fait de course se produit : alors que j’avais pris quelques dizaines de mètres d’avance à la suite d’un représentant de l’Armée de Terre, je suis victime d’un saut de chaîne ! Certains ont perdu le Tour de France pour si peu. Pour ma part, je perdrai irrémédiablement la roue de mon Parrain. Deux minutes plus tard, je suis de nouveau sur mon vélo et je termine le col sans me mettre dans le rouge. La descente vers le Cheylard est décidément trop technique pour récupérer Nathalie et Jean-Michel. Je traverse rapidement la localité du Cheylard pour m’attaquer au plat principal : le mont Gerbier de Jonc !

profil Mont Gerbier de Jonc - Col de Montivernoux

Aucun pourcentage indécent n’émaille la montée du mont Gerbier de Jonc. Toutefois, les trente-cinq kilomètres d’ascension invitent à la retenue. L’objectif, dans cette première partie de montée, est d’accrocher une ou des roues qui me permettraient d’avoir le rythme le plus régulier possible, en échange de quelques relais. J’accroche un petit groupe de quatre coureurs et nous effectuons ainsi une dizaine de kilomètres en gruppetto. Puis, je décide d’accélérer un peu l’allure malgré une chaleur de plus en plus pesante. Le col de Mézilhac (1 119m) est atteint après une vingtaine de kilomètres d’ascension. Il est envahi d’agriculteurs, furieux contre les loups, qui soumettent des pétitions aux coureurs. Trop d’agitation pour moi, je file vers le col de Montivernoux (1 320m) sans attendre. Sur le bord de la route, des carcasses de brebis victimes des loups sont suspendues à un tracteur. J’accélère légèrement, l’odeur m’incommode sensiblement…   

A partir du col de Montivernoux, les pourcentages sont relativement faibles, l’ascension se poursuivant par un faux plat de 7-8 kilomètres. La tentation est forte pour certains coureurs d’emmener grand plateau et de « mettre la plaque ». Je discute avec un professeur de Châteauroux qui a quelques Ardéchoises au compteur : il me conseille de rester sur le petit plateau et de m’économiser en vue de la dernière ascension, plus raide que les autres. Parfois, un ou deux lacets plus loin, il me semble apercevoir le  maillot rose DSO de Nathalie. Le contrôle de Lachamp-Raphaël me donnera la réponse après la course : Nathalie avait 45 secondes d’avance !

Dans la descente du mont Gerbier de Jonc, que je réalise à vitesse modérée (entre 40 et 50 km/h), Alban et Éric me rattrapent tour à tour. Je ne succombe pas à la tentation de faire le casse-cou derrière Alban ou Éric. La descente sur sa première partie est particulièrement sinueuse et je limite la prise de risque. Je note également que nous avons déjà atteint les 100 km de course et qu’il reste trois ascensions au programme ! Le ravitaillement d’Arcens se présente à point nommé. J’y retrouve Nathalie et Éric Img 20140508 151238qui se sustentent. Les produits locaux sont à l’honneur : saucissons, fromage de chèvre, eau pétillante et crème de marrons  ! Un vrai bonheur ! Éric me raconte sa première partie de course : les toasts de crème de marrons défilent au fil du récit…

Je repars ragaillardi dans la roue de Nathalie. Je vais profiter de son coup de pédale régulier pour gravir le col de Clavière (1 088m). Nous approchons les 120 kilomètres de course. Or, ma distance la plus longue couverte à présent est de 128 km lors de l’Etape du Tour 2013 : je trouve le temps long… Le début de l’ascension du col de Clavière est assez pentu et la chaleur est de plus en plus étouffante. A chaque kilomètre, Nathalie me rappelle de boire. Cela devient un réflexe : dès que Nathalie saisit son bidon, je l’imite. Je n’ai pas la sensation d’avoir soif mais je m’efforce d’avaler ces quelques gorgées d’eau tiède, car la route reste longue… 

profil Col de Clavière

Dans la localité de Saint-Agrève se produit le deuxième fait de course. Un ravitaillement complet est proposé aux participants. Nathalie s’y arrête pour remplir son bidon. Je reste en retrait pour l’attendre : je préfère profiter de son tempo pour les prochaines difficultés. Pour moi, ces quelques minutes perdues seront des minutes gagnées. Or, lorsque Nathalie repart, elle pense que je l’ai aperçue en passant à côté de moi, mais il n’en est rien ! Je reste dans Saint-Agrève de longues minutes à attendre...  Après dix-quinze minutes à attendre Nathalie que je n’ai pas vue repartir, je décide de poursuivre ma route. Je finis rapidement le col de Clavière, pause technique incluse (j’ai trop bu dans le col de Clavière !).

J’enchaîne rapidement avec le col de Rochepaule (892m), qui se ramasse sur trois petits kilomètres et demi de montée, avec des pourcentages acceptables. A petit col, petite descente… Et très rapidement se présente le redouté col de Lalouvesc (1 092m). Ce dernier ne constitue pas une difficulté insurmontable à part entière. Toutefois, la chaleur et la distance déjà parcourue, soit 145 km environ, font de lui un géant ! L’ascension de ce col s’étire sur 8,5 km avec un kilomètre à 8,6% de moyenne. Les kilomètres s’égrènent alors lentement… Des participants se reposent sur le bas-côté de la route, parfois victimes de crampes ou de la chaleur, ou d’un cocktail des deux. Sur la droite de la route, certains coureurs continuent de faire belle impression. Ces kilomètres sont longs… et sont ceux qui laissent un souvenir douloureux et vivace, une fois la ligne d’arrivée franchie. 

Toute chose a une fin, même les cols de fin parcours de cyclosportive. Arrivé au sommet du col de Lalouvesc, il me semble être au bout de mes peines. Toutefois, mon compteur marque 152 km et la distance totale de la Volcanique est de 176 km. J’estime que la descente du col du Buisson compte pour 10 km et la légère remontée vers Saint-Félicien pour 2 km. Soit 152 + 10 + 2 – 176 = -12. Vous me suivez ? Il manque 12 km. Ces douze kilomètres permettent de faire la liaison entre le col de Lalouvesc (1 092m) et le col du Buisson (920m) ; et descendre un si faible dénivelé sur une si longue distance signifie qu’il faut pédaler…

Rechignant de plus en plus à m’asseoir sur ma selle, et peut-être aurais-je dû accepter la vaseline proposée ce matin (remarque Éric que je ne te cite pas), je mets le grand plateau et je pédale par à-coups… Pour être complet, le vent est défavorable ! J’arrive finalement au col de Buisson pour me laisser glisser la descente. A quelques encablures de l’arrivée, dans un des derniers lacets de la descente, un coureur gît au fond d’un fossé le visage ensanglanté. Je redouble de prudence à nouveau et me force à rester concentré jusqu’au bout. Le final en léger faux-plat ne pose aucun problème : ça sent l’écurie et la fin d’une très belle cyclosportive ! Soit 176 km en un temps de 9 heures, une minute et trois secondes. Volcanique terminée !    

le prix de l'échappée

joli documentaire sur le quotidien parfois ingrat d'un coureur pro  (ici arthur vichot et steve chainel de la fdj)