L année 2020 de pierre

Le 18/11/2020 0

ci joint le joli cr de la saison 2020de notre ami photographe     détails et surtout   photos  à voir sur fb )

Mon année de cyclisme 2020

Épreuves annulées, peloton endeuillé, incertitude permanente : l'imprévu n’a cessé de secouer le monde du cyclisme durant cette année 2020. Habitué à démarrer l'année selon un quadrillage bien réglé, le peloton a dû s'armer de patience et de recul pour voir le coronavirus chambouler en profondeur les calendriers d'entraînement et de course, mais surtout les esprits et les jambes des coureurs.

La saison cycliste avait déjà connu des soubresauts qui avaient entaché le bon déroulement de son lancement, mais jamais elle n’avait subi une telle conjonction de contretemps.

Tout était prêt. Les premiers Tours de chauffe et les classiques inaugurales avaient ravivé progressivement la flamme (rouge) qui s’agite frénétiquement lorsque le calendrier cycliste reprend ses droits. En janvier, puis début de février, le spectre d’un certain coronavirus planait encore à bonne distance du peloton. Le Tour d’Oman (11 au 16 février) avait lui déjà préféré jeter l’éponge en mémoire du sultan, décédé le 12 janvier dernier. Premier coup d’arrêt. Puis tout s’est accéléré. Ou effondré.

Les premiers pavés ont réussi à passer à travers les gouttes. A peine le temps de voir Deceuninck-Quick Step entamer son festin annuel avec Rémi Cavagna et Kasper Asgreen qu’on a dû rebrousser chemin. L’UAE Tour (23 au 27 février) s’était malgré tout élancé dans un climat risqué, le virus étant alors mondialisé. Il n’a pu aller à son terme, stoppé trois jours avant son terme pour éviter d’aggraver les deux cas positifs recensés. Stupeur dans le peloton et deuxième coup d’arrêt pour cette saison 2020.

Cette fois, l’annulation était brutale, et surtout inquiétante. Elle a obligé trois équipes, Cofidis, Groupama-FDJ et Gazprom-RusVelo, à faire de leur hôtel à Abu Dhabi leur camp de base forcé malgré des résultats négatifs. Ce qu’ils imaginaient être quelques jours d’enfermement nécessaire s’est finalement transformé en camisole forcée pendant deux semaines. Du jamais-vu. Une situation ubuesque, avec un personnel d’hôtel qui s’enfuyait en courant devant des coureurs aux résultats pourtant négatifs.

La faucheuse était tristement venue s’immiscer dans cette actualité anxiogène et contagieuse. Le directeur sportif d'Ineos (ex-Sky) Nicolas Portal a été emporté soudainement par un infarctus du myocarde. Orphelin d’une figure estimée de tous, le peloton a partagé sa peine à cœur ouvert. L’année 2019 avait apporté son lot de douleurs éternelles avec les disparitions du Bergamasque Felice Gimondi et du surdoué Bjorg Lambrecht en août. Une légende et un « fuoriclasse » emportés, avant Raymond Poulidor en fin d’année. Endeuillé, le monde du cyclisme avait pansé ses plaies en espérant une nouvelle année rayonnante.

Le Covid-19 s’est chargé de l’en empêcher. Une cascade de reports et d’annulation d'événements sportifs par mesures de sécurité, qui ont logiquement ricoché sur le cyclisme. La suite de la saison en a été bouleversée, asséchée de courses aussi majeures que Paris-Roubaix.

Résultat : le cyclo-cross de Béthune, l’Omloop Het Nieuwsblad, Kuurne-Brussel-Kuurne, le Samyn, le Grand Prix de Lillers, le Grand Prix d’Isbergues, Paris-Chauny, la première étape du BinckBank Tour, Gent-Wevelgem, le Grand Prix de l’Escaut (Scheldeprijs) et Driedaagse Brugge-De Panne, soit une présence sur 12 courses entre janvier et octobre.

Je vous propose chaque jour une sélection de photos réalisées lors de ces épreuves… en attendant de retrouver les routes en 2021 !!

Photos : Pierre Willemetz

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