le tour des flandres de laetitia

Le 08/04/2016

Dénivelé : 1587 m

15 monts et 18 secteurs pavés

7h30 : arrivés à Oudenaerde, nous rejoignons nos collègues pour le retrait des dossards. Nous sommes un groupe de 8 cyclos. Déjà du monde, nous cherchons un petit espace pour poser nos vélos. Les inscriptions sont clôturées, 16 000 participants vont s’élancer sur les routes du mythique Tour des Flandres.

 

Sachant la renommée, j’ai évité de regarder le détail du parcours en avance et préfère découvrir cela en direct…  Pas de décompte des secteurs pavés ou bosses restants à franchir,  le seul repère sera la distance.

 

http://www.sport.be/rondevanvlaanderen/2014/images/layout/molenberg.jpgNous nous élançons et enchainons pistes cyclables et routes avant d’entamer au 9ème kilomètre, le 1er secteur pavé. Le vélo saute dans tous les sens et difficilement maitrisable. Les mains serrées sur le cintre, j’essaye de maintenir le vélo mais déjà beaucoup d’énergie dépensée et des douleurs aux poignets.

Franchissement du Molenberg : longue de 474 m, c'est une courte ascension, mais pavés et pourcentages jusqu'à 14,2 %.

 

 

Lors du 1er ravito, mes collègues du club de Boeschepe et Lestrem me délivrent de precieux conseils pour apprivoiser les secteurs pavés.

« Laisses aller le vélo et ne poses les mains sur le cintre que pour guider le vélo ».

 On diminue la pression des pneus d’au moins 1 bar, soit une pression des pneus d’environ 5 bars.  Le secteur pavé suivant passe beaucoup facilement.

 

Sur chaque secteur pavés, je suis tellement concentrée à anticiper ma trajectoire que j’en oublie de regarder le paysage. Par contre, le matériels souffre (chaines cassées, pattes de dérailleurs, crevaisons,…).

 

 

 

 

7h30 : arrivés à Oudenaerde, nous rejoignons nos collègues pour le retrait des dossards. Nous sommes un groupe de 8 cyclos. Déjà du monde, nous cherchons un petit espace pour poser nos vélos. Les inscriptions sont clôturées, 16 000 participants vont s’élancer sur les routes du mythique Tour des Flandres.

 

Sachant la renommée, j’ai évité de regarder le détail du parcours en avance et préfère découvrir cela en direct…  Pas de décompte des secteurs pavés ou bosses restants à franchir,  le seul repère sera la distance.

Nous nous élançons et enchainons pistes cyclables et routes avant d’entamer au 9ème kilomètre, le 1er secteur pavé. Le vélo saute dans tous les sens et difficilement maitrisable. Les mains serrées sur le cintre, j’essaye de maintenir le vélo mais déjà beaucoup d’énergie dépensée et des douleurs aux poignets.

Franchissement du Molenberg : longue de 474 m, c'est une courte ascension, mais pavés et pourcentages jusqu'à 14,2 %.

 

 

Lors du 1er ravito, mes collègues du club de Boeschepe et Lestrem me délivrent de pressions conseils pour apprivoiser les secteurs pavés.

« Laisses aller le vélo et ne poses les mains sur le cintre que pour guider le vélo ».

 On diminue la pression des pneus d’au moins 1 bar, soit une pression des pneus d’environ 5 bars.  Le secteur pavé suivant passe beaucoup facilement.

Sur chaque secteur pavés, je suis tellement concentrée à anticiper ma trajectoire que j’en oublie de regarder le paysage. Par contre, le matériels souffre (chaines cassées, pattes de dérailleurs, crevaisons,…).

 

 

 

2ème ravito : Un écran géant retransmet en direct la montée des cyclos du Molenberg, sous l’ambiance musicale nous reprenons des forces avant d’attaquer la 2nde moitié du parcours (gaufres, barres énergétiques et fruits à profusion, une chose est sûre, nous ne risquerons pas la fringale aujourd’hui).

Le vent monte mais les parties entre les sections pavés sont roulantes. Nous commençons les choses sérieuses.

 Koppenberg  On attaque le Koppenberg, un des monts les plus mythiques des Ardennes flamandes (long de 500m avec un dénivelé moyen de 9% et atteignant 22%).

Enfin un énième secteur pavé qui se termine (Kanarieberg), on vire à droite sur une route en très bon état. C’est un tel soulagement de reprendre « le bitume » que je me rends compte en regardant mon compteur seulement après 100m que la pente est encore de 7%. Et là un gars de Boeschepe me dit, « Attends de rouler sur les pavés du Paris-Roubaix, tu diras alors que ceux du Tour des Flandre c’est du billard ».

3ème et dernier ravito : il reste 30 km,  les jambes commencent à se faire sentir.

Le vieux Kwaremont, avant dernier secteur pavé et bosse. Vieux kwaremont

groupe. Je comprends aussi à mes dépends et pour plus d’efficacité sur pavés, il faut mettre une dent en moins pour pouvoir emmener le vélo.

Dernière montée : le Paterberg. Le mur des 21%. La perte d’adhérence sur les pavés, m’oblige à déchausser les pédales. La montée se poursuivra à pied car impossible de remonter sur le vélo vu le dénivelé. Il faut avoir une puissance et une volonté phénoménale pour pouvoir monter ce mont après 113 km dans les jambes.

 

Il ne reste plus qu’une quinzaine de kilomètres de route entre faux plats et un léger vent de côté. Pris dans l’euphorie de l’arrivée, nous poussons nos efforts avec des relais à 38-45 km/h. A 2 km, un relai trop appuyé me rappelle pourquoi cette épreuve est inscrite parmi les « monstres des classiques des printemps », les jambes brûlent de trop et je n’arriverais pas à coller la roue des coéquipiers qui se jouent d’un petit sprint avant la bannière de l’arrivée. Sous la bannière nous nous félicitons tous d’avoir participer à cette journée inoubliable.

 

Cette randonnée au travers des monts des Flandres et secteurs pavés est certes intense par les pourcentages rencontrés surtout pour un début de saison, mais restera l’une des mes plus belles expérience sur le vélo. J’ai été marquée par les multiples nationalités (de nombreux anglais et aussi des italiens). Au milieu de tout ce monde, ça roule très bien Ca garde sa ligne quelque soit les difficultés, ca ne frotte pas pour dépasser et le fameux « RECHTS RECHTS » (ou quelque chose qui y ressemble phonétiquement) si l’on doit serrer pour laisser le passage.

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